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Culture

Natasha Kanapé Fontaine • Marcel Pititkwew • Jean Sioui • Uashteskun Regards sur les littératures autochtones francophones

Centre culturel canadien, Paris Durée estimée : 90 min
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Données OpenStreetMap. Donnée indicative.

Informations pratiques

Lieu
Centre culturel canadien
130, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris
Début
12/10/2026 à 20h00
Fin
12/10/2026 à 21h30
Organisateur
CultureRadar

À propos

Le Centre culturel canadien vous invite à découvrir quatre grandes voix littéraires autochtones francophones du Canada, la poétesse et artiste multidisciplinaire innue Natasha Kanapé Fontaine, l’auteur atikamekw Marcel Pititkwew, le poète et romancier wendat Jean Sioui et Uashteskun, auteur pekuakamiulnuatsh.Présentée en collaboration avec les éditions Prise de parole (Ontario), Hannenorak (Québec) et Dépaysage (France), cette rencontre offre également l’occasion de réfléchir aux contextes de création et de circulation des littératures autochtones contemporaines.Natasha Kanapé Fontaine Manifeste Assi – éditions DépaysageAssi, la Terre, nous appelle. La poète l’entend : elle bat le rythme, rassemble et ouvre le cercle. Une voix sort du territoire, porte les mères, les sœurs, les disparues, et souffle sur les papiers-lois jusqu’au feu qui délivre. On avance tambour au cœur, avec les loups, les bisons rêvés, les rivières qui murmurent nos noms. La poète les entend : elle lutte en riant, elle guérit en marchant, elle aime en résistant. Et nous offre le plus beau des manifestes : se relever, vivre, refaire peuple.Une prise de parole à la fois poétique et politique. Une voix profondément incarnée qui interroge le territoire, la langue, la mémoire et notre manière d’habiter le monde.Marcel Pititkwew – Atcakoc, le pardon – éditions DépaysageDans ce récit à la croisée du conte, du témoignage et du parcours spirituel, Marcel Pitikwew raconte le chemin de guérison de Tcikapec, homme ravagé par l’alcool, les violences du pensionnat et la honte. Guidé par Atcakoc, un enfant-esprit, il entreprend un relèvement qui passe par les cérémonies, la mémoire, le pardon et la réconciliation avec les siens.Porté par une langue simple et habitée, ce texte rare fait une place directe à la spiritualité autochtone et montre, sans didactisme, comment une existence brisée peut retrouver un chemin d’amour, de vérité et de transmission.Jean Sioui Yändata’. L’éternité au bout de ma rue – éditions Dépaysage« J’ai grandi avec mes souvenirs. Des souvenirs heureux. Mon père indien. Ma mère blanche. Grand-maman tisane. L’oncle au gin et l’autre aux femmes. Le curé et les sorcières qui étaient deux gentilles dames. La généalogie des Sioui, Gros-Louis, Picard, Vincent, Laveau, Lainé, Savard, Romain, Bastien. Des Paul qui vieillissent avec des noms inventés que le monde peut articuler. Puis tous ceux qui sont entrés chez nous comme ça. L’heureux fantasme d’un ancien temps. Un passé qui m’a construit. Un monde de traditions. Un monde que j’ai reçu et que je laisse en héritage. »Par fragments, comme on ouvre une boîte à souvenirs, Jean Sioui recompose un territoire intime, Yändata’, fait de visages, de gestes, de légendes et de drames, où la tendresse n’efface jamais la lucidité. Entre burlesque et tragique, il affirme une chose simple : on peut être bousculé, blessé, mais avec l’aide des siens, on apprend à rester debout.Uashteskun L’Amie de mon père – éditions Dépaysage2022. Maria, 14 ans, est sûre d’une chose : son père la déteste. Contrainte de passer l’été à Pimitshuan, elle étouffe sous ses silences et ses interdits. Et il y a surtout ce lieu qu’il évite à tout prix, où bien sûr elle s’empresse d’aller : le mémorial. Une croix blanche. Cinquante-trois noms. Et une inscription : « À la mémoire des victimes de l’incendie de l’église Sainte-Anne, le 26 juillet 1982 ».Un roman jeunesse sensible et accessible qui aborde la filiation, la transmission et la construction identitaire avec finesse.La rencontre est animée par Marie Jouvin, journaliste à Lire Magazine et suivie d’une séance de vente et dédicaces en collaboration avec la librairie du Québec à Paris.

Localisation

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